L'homme au sein de l'industrie 4.0
L'homme au sein de l'industrie 4.0

“L’usine robotisée, intelligente, connectée, capable de fabriquer des produits à la demande, sur mesure, existe déjà. Les premières usines qui intégreront toutes ces technologies sont en effet désormais en construction. La projection du rôle de l’homme à moyen et long terme dans ces nouvelles structures est plus difficile à établir. Mais il n’est pas interdit d’essayer.”

Cette introduction de la rédaction des Techniques de l’ingénieur sur un dossier intitulé “L’usine du futur bouleverse tous les codes de l’industrie” interroge sur la place de l’homme en son sein. Plus spécifiquement, posons-nous la question du devenir des prestataires de services comme SODI. Ces hommes qui travaillent dans l’ombre, ces hommes qui ne produisent rien mais qui sont indispensables au bon fonctionnement de toute industrie.

En effet, quelle usine peut produire 24h/24h et 7j/7j sans s’arrêter pour un entretien, une maintenance, un nettoyage ? Aucune.
Quel site n’a pas besoin de faire évoluer sa production, d’améliorer son process ? Aucun.

Les activités de tels prestataires, ne faisant pas partie du cœur de métier des industriels, ne sont pas ou peu regardées. Elles sont considérées comme la cinquième roue du carrosse. C’est dommage ! Mais s’agit-il là de la seule raison ? Un industriel produit des quantités monstrueuses de carburant, d’un produit chimique, d’acier, d’isolant, d’un bien de consommation, d’une machine,… Cette fabrication massive permet d’automatiser, de robotiser, de mécaniser et grâce à des capteurs, d’orchestrer l’outil de production, d’analyser ses soubresauts, de surveiller son état de santé avec une supervision humaine assistée d’ordinateurs “intelligents”.

Qu’en est-il de la panne ponctuelle, de la fuite accidentelle, du nettoyage annuel, ou du contrôle décennal ? Que des opérations exceptionnelles ! Souvent des impondérables ! Rarement planifiées !
Dans ces cas un système 4.0 n’est pas envisageable car non rentable et incapable de répondre à la complexité de chaque problématique. L’homme a alors toute sa valeur d’adaptabilité à un nouvel environnement, de réflexion face à un imprévu, d’information immédiate avec ses propres capteurs (odorat, ouïe, vue, toucher, goût dans une moindre mesure). Cela n’empêche pas des professionnels comme SODI de faire évoluer leur métier.
Sans attendre des demandes de clients, toutes les équipes de SODI sont focalisées vers une recherche systématique de la protection de l’homme en facilitant son travail, du gain de temps pour répondre aux besoins des clients tout en préservant la qualité de la prestation.

Prenons l’exemple de la bande transporteuse d’un site sidérurgique. Il s’agit là d’un outil de production qui achemine en continu de la matière première sur des très grandes longueurs. De la poussière et de la matière se déposent tout le long du parcours et finissent par créer des monticules sous le tapis roulant. Les quantités perdues se chiffrent en tonnes et il devient intéressant de les récupérer pour éviter le gaspillage et entretenir le site. De tels volumes nécessiteraient une armée de personnes avec des rabots pour attraper la matière glissée sous la structure. La mécanisation, à l’aide d’une raclette métallique fixée sur un bobcat a permis d’éviter la pénibilité d’un travail manuel tout en conservant l’adaptabilité de l’homme face à des écartements de potelets variables ou des obstacles spécifiques tout au long du convoyeur.